Un derby qui fait du bien
Ecrit par Michael le 10 février 2010
Des soirées foot comme ça, j’en veux chaque soir. Une victoire, ça fait toujours du bien. Avec la manière, c’est meilleur. Mais sur le terrain d’un rival, c’est exceptionnel.
Hier soir, c’est joué un Sporting CP – SL Benfica dans un contexte particulier : le vainqueur de ce match serait le premier finaliste de la Carlsberg Cup qui n’est autre que la Coupe de la Ligue.
Replaçons-nous dans le contexte du match : le Sporting reste sur 3 défaites consécutives (Braga et Academica Coimbra en Liga Sagres ainsi que Porto en Coupe du Portugal) et est hors de la course de la course au titre avec 19 points de retard sur Benfica. Les seuls trophées qui leur étaient possible de gagner sont donc la Carlsberg Cup et l’Europa League. Benfica, lui, reste sur un match nul au goût amer en championnat mais reste toujours dans la lutte pour le titre avec Braga et Porto. Il reste aussi un des favoris en Europa League.
Le contexte est maintenant posé. Même avec une équipe du Sporting en difficultés cette saison, un derby reste un derby. Du côté de Benfica, le coach Jorge Jesus a décidé de faire tourner l’équipe avec pas mal de changements : Julio César dans les buts, une défense composée de C.Peixoto, D.Luiz, Luisão et R.Amorim, le milieu de terrain est formé par J.Garcia, A. Di Maria, C.Martins et Ramires, Eder Luis et Alan Kardec ont formé le duo d’attaque encarnado.
Le match démarre en trombe ! A la 6ème minute, c’est déjà le tournant du match. Le latéral droit du Sporting, João Pereira, découpe totalement Ramires et écope d’un carton rouge direct. Suite à cette faute, Carlos Martins joue le coup-franc et David Luiz reprend de la tête pour crucifier Rui Patricio, le gardien du Sporting. 1-0 pour Benfica, début de match parfait.
A partir de là, Benfica contrôle, avec 65% de possession de balle, et domine le match. 25ème minute, le coach des Lions procède à un changement en sortant Adrien Silva, qu’il avait fait basculer au poste de latéral droit pour combler le trou laissé par l’expulsion de João Pereira, et fait rentrer Pedro Silva, un latéral droit de métier. Malheureusement pour eux, à la 30ème minute, sur la gauche du terrain, César Peixoto tente une passe pour Di Maria. La balle est contrée par Pedro Silva mais le contre est favorable à Peixoto qui rentre dans la surface et centre en force pour Ramires qui pousse le ballon au fond des filets. 2-0 pour Benfica. Le score est largement mérité.
Benfica croit avoir la victoire assurée et commence à jouer facile. Quelques erreurs de débutants donnent des occasions de buts au Sporting : Di Maria loupe une passe en retrait et Liedson se crée une occasion de but dangereuse, heureusement, Julio César est là pour dévier le ballon des buts. Autre exemple, sur le côté droit de la défense, Luisão loupe une talonnade pour Ruben Amorim alors qu’il aurait pu tout simplement dégager le ballon en touche. Résultat : Ruben Amorim commet une faute pour récupérer le ballon et cela donne un coup-franc dangereux pour le Sporting. A la 37ème minute, une de ses erreurs sera fatale : Ramires perd le ballon et Liedson le récupère. Ce dernier traverse la moitié du terrain sous la pression de Luisão et Ramires mais ils ne tentent pas d’intervention sur le porteur du ballon. Liedson frappe au but. Julio César rate sa sortie et la frappe rentre dans le but. 2-1 pour Benfica, la défense et le gardien de but de Benfica sont complètement fautifs sur le but. Ils se voyaient déjà sans doute remporter le match facilement…
Jusqu’à la mi-temps, le Sporting a rassemblé ses forces et posé quelques problèmes à Benfica mais sans danger.
Au retour des vestiaires, aucun entraineur n’avait fait de changement. 50ème minute, l’arbitre siffle une faute en faveur de Benfica. Le gardien remplaçant du Sporting, Tiago, proteste sur le banc. L’arbitre lui adresse une carton jaune. Le joueur continue à protester et insulte l’arbitre. Ce dernier lui adresse un rouge direct. A la 62ème minute, le coach du Sporting remplace Sinama-Pongolle par Yannick Djalo.
Benfica reprend le dessus sur le match et à la 68ème minute, les Encarnados enfonce le clou. Carlos Martins frappe un corner et Luisão reprend de la tête pour tromper Rui Patricio. 3-1 pour Benfica, le match est plié et le Sporting ne semble plus en mesure de revenir au score malgré un Liedson très remuant. Juste après ce but, Jorge Jesus fait 3 changements d’un coup : Saviola remplace Eder Luis, Cardozo remplace Alan Kardec et Aimar remplace Carlos Martins.
Benfica contrôle et domine jusqu’à la fin du match et lors du temps additionnel, à la 94ème minute exactement, un coup de génie ou une inspiration, comme vous voudrez l’appeler, conclue ce bon match de football : à 25m des buts, Oscar Cardozo, sans élan, envoie une mine dans les buts de Rui Patricio. 4-1 pour Benfica, rien à dire, je vous laisse admirer le but.
Le match se termine sur le score de 4-1 pour Benfica. Grosse performance et gros résultat pour Benfica qui est donc le premier finaliste de la Carlsberg Cup. Le second sera connu, ce soir, à l’issu du match FC Porto-Academica Coimbra.
L’homme du match, Angel Di Maria : il a été très bon sur tout le match même si il peut mieux faire au niveau de la finalisation.
La déception, l’état d’esprit des joueurs de Benfica : encore une fois, après avoir marqué le but du 2-0, les joueurs ont cru avoir le match dans la poche et ça aurait pu coûter cher. Le coach va sans doute pousser un gros coup de gueule.
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Mauvaise fin au Estadio do Bonfim
Ecrit par Michael le 7 février 2010
Ce week-end, c’est la 18ème journée de la Liga Sagres! Cette dernière avait plus tôt commencé avec la défaite à domicile du Sporting contre l’Academica Coimbra sur le score de 1-2. Je sais, vous me direz que le Sporting est hors course pour le championnat, mais une défaite du rival lisboète, ça fait toujours plaisir. Un peu d’humour, ça fait pas de mal.
Malheureusement, la défaite du rival ne nous fera pas oublier la prestation d’hier soir. Nous rendions visite au Vitória Setúbal dans l’enceinte du Estadio do Bonfim. Lors de la première moitié du championnat, nous avions gagné sur le score de 8-1 au Estadio da Luz. C’est le carton de la saison. Mais depuis, Setúbal a changé d’entraineur et s’est renforcé. D’ailleurs, notre coach Jorge Jesus avait prévenu avant le match : « Le Vitória Setúbal est devenu plus fort, il possède un entraineur qui a toujours une très bonne connaissance de ses équipes et a bien renforcé son effectif en Janvier ». Visiblement, il avait tout bon.
22h15, début du match. Benfica démarre le match avec la composition suivante : Quim – F.Coentrão, D.Luiz, Luisão, M.Pereira – J.Garcia, A.Di Maria, P.Aimar, C.Martins – O.Cardozo et J.Saviola.
Setúbal prend tout de suite le contrôle du match. Benfica n’est pas dedans et se laisse souvent dépasser. Petit à petit, les Encarnados reprennent le contrôle du match sans pour autant être dangereux. A la 14ème minute, corner frappé par Aimar pour Benfica. David Luiz reprend de la tête mais le ballon est dévié par un défenseur adverse. 0-1 pour Benfica sur CSC. A partir de là, Setúbal qui se basait sur un gros bloc défensif a dû se découvrir. La conséquence de cette prise de risque était de laisser beaucoup plus d’espaces pour Benfica mais nous n’en avons pas profiter à part sur une belle action de Di Maria qui termine sur une frappe non cadré de l’argentin Saviola. A la 37ème minute, le Vitória Setúbal égalise : sur un centre venant de la gauche, Neca frappe et David Luiz, défenseur de Benfica, dévie dans son propre but en loupant son dégagement. Décidément, c’est un festival de CSC digne d’un Manchester United-Portsmouth.
C’est la pause, Setúbal domine le match et Benfica n’est clairement pas dans le match. Jorge Jesus n’a pas apprécié la première mi-temps de ses joueurs et a dû le faire comprendre…
Au retour des vestiaires, aucun changement pour les deux équipes. La deuxième période commence fort avec une occasion de but de chaque côté. Puis, à la 55ème minute, première grosse erreur d’arbitrage : sur un coup-franc frappé par Carlos Martins, Javi Garcia reprend de la tête mais le ballon est dévié par le bras de Marc Zoro, l’international ivoirien. Pénalty non-sifflé. Minute suivante, premier changement pour Benfica : Ramires remplace Carlos Martins sur la droite de l’attaque.
58ème minute, deuxième grosse erreur d’arbitrage ! Sur un premier tir du joueur de Setúbal, Zarabi, Quim repousse le ballon. Celui-ci est repris par Hélder Barbosa qui centre pour Keita qui mets le ballon au fond des filets de Benfica. L’arbitre invalide le but pour un hors-jeu inexistant.
A partir de la 70ème minute, les joueurs locaux commencent à avoir des difficultés physiques et Benfica reprend peu à peu le dessus. Deux minutes plus tard, Alan Kardec remplace Pablo Aimar.
Jamais deux sans trois comme on dit : 81ème minute, encore une grosse erreur commise par l’arbitre du match. Colin commet une faute sur Di Maria dans la surface de réparation. Pénalty évident mais non sifflé. Di Maria et Ricardo Silva prennent un carton jaune après quelques provocations entre les deux joueurs. Nuno Gomes rentre en jeu, à la place de Maxi Pereira, juste après cet incident.
Après cela, quelques occasions pour Benfica mais aucune n’a été concrétisé. Pendant les arrêts de jeu, Benfica bénéficie d’un pénalty pour une faute du polonais Kaz sur Alan Kardec dans la surface. Neca, joueur de Setúbal qui avait été remplacé pendant la seconde mi-temps, a écopé d’un carton joueur pour contestation alors qu’il se trouvait sur le banc. Cardozo est le tireur de pénalty du côté des Encarnados. Il s’élance…et frappe le ballon sur la barre transversale. C’était là l’occasion de repartir avec la victoire après une prestation franchement pas terrible. 95ème minute, l’arbitre siffle la fin du match.
L’homme du match, l’arbitre : 2 pénaltys non sifflés et 1 but refusé, il a changé le cours du match.
La déception, Benfica : très en dessous de ses prestations habituelles, j’espère que l’équipe se reprendra à partir du prochain match.
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