Déjà la tête à Berlin ?
Ecrit par Michael le 17 février 2010
Samedi dernier, Benfica jouait son match de championnat, à domicile, contre Belenenses en fin d’après-midi pour le compte de la 19ème journée de Liga Sagres. Un autre derby de Lisbonne. Belenenses est classé dernier du championnat avec 11 points et 9 buts marqués en 18 matchs. Mais attention, cette équipe avait arraché des matchs nuls à Porto et au Sporting.
Malheureusement, Benfica a semblé avoir oublié ce dernier détail. Le coach encarnado, Jorge Jesus, avait démarré le match avec le meilleur onze possible en tenant compte de la suspension de l’international argentin, Angel Di Maria, pour avoir accumulé 5 cartons jaunes en championnat. La compo d’équipe était donc la suivante : Quim – César Peixoto, David Luiz, Luisão©, Maxi Pereira – Javi Garcia, Fabio Coentrão, Pablo Aimar, Ramires – Oscar Cardozo et Javier Saviola.
Le match avait pourtant bien commencé avec de bonnes choses des deux côtés. À la 10ème minute, superbe travail de Ramires, sur le côté droit, qui centre pour Cardozo qui reprend de la tête et pousse le ballon au fond des filets. 1-0 pour Benfica, Cardozo inscrivait son 23ème but cette saison. Il venait de battre son meilleur total qui était de 22 buts lors de son arrivée au club.
Après ce but, tout laissait penser que Benfica allait continuer à presser la défense de Belenenses pour pouvoir tuer le match le plus rapidement possible. Mais c’est tout le contraire qui se passe, Belenenses passe à l’offensive et aurait pu égaliser, à la 27ème minute, sur une occasion de Fajardo qui rate le but de façon incompréhensible. Les Aigles se contentent de quelques frappes lointaines mais aurait quand même pu creuser l’écart, à la 39ème minute, sur une occasion de Fabio Coentrão après un une/deux avec Javier Saviola. A partir de ce moment-là et jusqu’au coup de sifflet de la mi-temps, Benfica accélère le jeu mais ne se montre pas dangereux.
Au retour des vestiaires, Jorge Jesus remplace César Peixoto par Weldon, l’ancien joueur de Sochaux. Il replace ainsi Fabio Coentrão au poste de latéral gauche et Weldon en ailier gauche.
Durant le premier quart d’heure de cette seconde période, c’est un jeu d’attaque/défense entre les deux équipes mais les occasions dangereuses se font rares. A la 58ème minute, le coach de Belenenses effectue un changement : il fait sortir le milieu Fajardo pour faire rentrer Yontcha, un attaquant. Quelques minutes plus tard, c’est Benfica qui effectue son deuxième changement en remplaçant Pablo Aimar par Carlos Martins. Les changements s’enchainent : à la 67ème minute, Barje sort et Zé Pedro entre du côté de Belenenses et à la 70ème minute, dernier changement pour Benfica avec la sortie de Saviola et l’entrée de Ruben Amorim. Peu d’occasions dans ce match mais Belenenses fait le jeu et Benfica contrôle ce résultat favorable mais avec quelques difficultés. Cependant, Weldon a superbe occasion de tuer le match mais Bruno Vale, le gardien de Belenenses, qui sort une super parade à la 72ème minute. Ce dernier sera le principal protagoniste du tournant du match, 6 minutes plus tard, en se faisant expulser après avoir défendu une frappe de Cardozo en dehors de la surface et avec la main.
A partir de là, Benfica contrôle un peu plus facilement le match avec des occasions ratées par Weldon. Une dernière frayeur sur une frappe de Mano, défenseur de Belenenses, qui passe juste au-dessus de la barre durant le temps additionnel.
L’arbitre siffle la fin du match. Benfica remporte le match avec quelques difficultés mais l’essentiel est dans la besace : les trois points !
On peut cependant penser que les joueurs avaient déjà la tête à l’Europa League…
L’homme du match, Oscar Cardozo. Il nous donne la victoire et fait tomber son meilleur total de buts à Benfica. Il a récemment affirmé avoir refusé une offre d’Everton car il veut évoluer dans un club qui joue le titre en cas de départ de Lisbonne.
La déception, Weldon. Il a, certes, perdu un peu d’espace avec les arrivées d’Alan Kardec et Eder Luis mais beaucoup d’occasions gâchées durant le match. Il a le potentiel pour bien mieux.
Sur les autres matchs, Porto a fait match nul à Leixões (0-0), le Sporting a également fait match nul (0-0) à Paços de Ferreira et Braga a gagné (2-1) contre Maritimo.
Ce dernier match est entaché par une polémique : le second but de Braga a été marqué alors le ballon était sorti de l’aire de jeu avant que Filipe Oliveira ne centre pour le but de Luis Aguiar.
Benfica reste devant au classement avec 49 points et un match en plus (la victoire 3-0 face à Leiria en match avancé de la 20ème journée). Braga est second avec 48 points en 19 matchs et Porto est troisième avec 40 points en 19 matchs.
Ce week-end, en Liga Sagres, un superbe Porto-Braga se profile et pourrait être déterminant pour la suite de la compétition.
Le prochain match de Benfica, c’est ce jeudi à 21h05, en Allemagne, contre le Hertha Berlin pour l’Europa League. Angel Di Maria sera de retour après sa suspension en championnat mais Fabio Coentrão sera insdisponible à cause d’une blessure.
Deux petites stats intéressantes : Benfica n’a jamais gagné en Allemagne et Di Maria a toujours marqué en Allemagne avec Benfica (1 but contre Nuremberg en 2007/2008 et 1 but contre le Hertha Berlin en 2008/2009)
En espérant une belle soirée football jeudi soir pour Benfica et n’oubliez pas : « Ninguém Pára o Benfica ! »
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Un derby qui fait du bien
Ecrit par Michael le 10 février 2010
Des soirées foot comme ça, j’en veux chaque soir. Une victoire, ça fait toujours du bien. Avec la manière, c’est meilleur. Mais sur le terrain d’un rival, c’est exceptionnel.
Hier soir, c’est joué un Sporting CP – SL Benfica dans un contexte particulier : le vainqueur de ce match serait le premier finaliste de la Carlsberg Cup qui n’est autre que la Coupe de la Ligue.
Replaçons-nous dans le contexte du match : le Sporting reste sur 3 défaites consécutives (Braga et Academica Coimbra en Liga Sagres ainsi que Porto en Coupe du Portugal) et est hors de la course de la course au titre avec 19 points de retard sur Benfica. Les seuls trophées qui leur étaient possible de gagner sont donc la Carlsberg Cup et l’Europa League. Benfica, lui, reste sur un match nul au goût amer en championnat mais reste toujours dans la lutte pour le titre avec Braga et Porto. Il reste aussi un des favoris en Europa League.
Le contexte est maintenant posé. Même avec une équipe du Sporting en difficultés cette saison, un derby reste un derby. Du côté de Benfica, le coach Jorge Jesus a décidé de faire tourner l’équipe avec pas mal de changements : Julio César dans les buts, une défense composée de C.Peixoto, D.Luiz, Luisão et R.Amorim, le milieu de terrain est formé par J.Garcia, A. Di Maria, C.Martins et Ramires, Eder Luis et Alan Kardec ont formé le duo d’attaque encarnado.
Le match démarre en trombe ! A la 6ème minute, c’est déjà le tournant du match. Le latéral droit du Sporting, João Pereira, découpe totalement Ramires et écope d’un carton rouge direct. Suite à cette faute, Carlos Martins joue le coup-franc et David Luiz reprend de la tête pour crucifier Rui Patricio, le gardien du Sporting. 1-0 pour Benfica, début de match parfait.
A partir de là, Benfica contrôle, avec 65% de possession de balle, et domine le match. 25ème minute, le coach des Lions procède à un changement en sortant Adrien Silva, qu’il avait fait basculer au poste de latéral droit pour combler le trou laissé par l’expulsion de João Pereira, et fait rentrer Pedro Silva, un latéral droit de métier. Malheureusement pour eux, à la 30ème minute, sur la gauche du terrain, César Peixoto tente une passe pour Di Maria. La balle est contrée par Pedro Silva mais le contre est favorable à Peixoto qui rentre dans la surface et centre en force pour Ramires qui pousse le ballon au fond des filets. 2-0 pour Benfica. Le score est largement mérité.
Benfica croit avoir la victoire assurée et commence à jouer facile. Quelques erreurs de débutants donnent des occasions de buts au Sporting : Di Maria loupe une passe en retrait et Liedson se crée une occasion de but dangereuse, heureusement, Julio César est là pour dévier le ballon des buts. Autre exemple, sur le côté droit de la défense, Luisão loupe une talonnade pour Ruben Amorim alors qu’il aurait pu tout simplement dégager le ballon en touche. Résultat : Ruben Amorim commet une faute pour récupérer le ballon et cela donne un coup-franc dangereux pour le Sporting. A la 37ème minute, une de ses erreurs sera fatale : Ramires perd le ballon et Liedson le récupère. Ce dernier traverse la moitié du terrain sous la pression de Luisão et Ramires mais ils ne tentent pas d’intervention sur le porteur du ballon. Liedson frappe au but. Julio César rate sa sortie et la frappe rentre dans le but. 2-1 pour Benfica, la défense et le gardien de but de Benfica sont complètement fautifs sur le but. Ils se voyaient déjà sans doute remporter le match facilement…
Jusqu’à la mi-temps, le Sporting a rassemblé ses forces et posé quelques problèmes à Benfica mais sans danger.
Au retour des vestiaires, aucun entraineur n’avait fait de changement. 50ème minute, l’arbitre siffle une faute en faveur de Benfica. Le gardien remplaçant du Sporting, Tiago, proteste sur le banc. L’arbitre lui adresse une carton jaune. Le joueur continue à protester et insulte l’arbitre. Ce dernier lui adresse un rouge direct. A la 62ème minute, le coach du Sporting remplace Sinama-Pongolle par Yannick Djalo.
Benfica reprend le dessus sur le match et à la 68ème minute, les Encarnados enfonce le clou. Carlos Martins frappe un corner et Luisão reprend de la tête pour tromper Rui Patricio. 3-1 pour Benfica, le match est plié et le Sporting ne semble plus en mesure de revenir au score malgré un Liedson très remuant. Juste après ce but, Jorge Jesus fait 3 changements d’un coup : Saviola remplace Eder Luis, Cardozo remplace Alan Kardec et Aimar remplace Carlos Martins.
Benfica contrôle et domine jusqu’à la fin du match et lors du temps additionnel, à la 94ème minute exactement, un coup de génie ou une inspiration, comme vous voudrez l’appeler, conclue ce bon match de football : à 25m des buts, Oscar Cardozo, sans élan, envoie une mine dans les buts de Rui Patricio. 4-1 pour Benfica, rien à dire, je vous laisse admirer le but.
Le match se termine sur le score de 4-1 pour Benfica. Grosse performance et gros résultat pour Benfica qui est donc le premier finaliste de la Carlsberg Cup. Le second sera connu, ce soir, à l’issu du match FC Porto-Academica Coimbra.
L’homme du match, Angel Di Maria : il a été très bon sur tout le match même si il peut mieux faire au niveau de la finalisation.
La déception, l’état d’esprit des joueurs de Benfica : encore une fois, après avoir marqué le but du 2-0, les joueurs ont cru avoir le match dans la poche et ça aurait pu coûter cher. Le coach va sans doute pousser un gros coup de gueule.
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